Présence du Saint-Esprit dans la vie du chrétien 1
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Saint Silouane l’athonite
Ô Esprit Saint, Tu es doux à mon âme. On ne peut Te décrire, mais l’âme connaît ta venue, et Tu donnes la paix à l’esprit et la douceur au cœur.
Le Seigneur a dit : « Apprenez de Moi la douceur et l’humilité, et vous obtiendrez le repos pour vos âmes. » Le Seigneur dit cela de l’Esprit Saint : ce n’est que dans l’Esprit Saint que l’âme trouve le repos parfait.
Bienheureux sommes-nous, chrétiens orthodoxes, car le Seigneur nous aime et nous accorde la grâce du Saint-Esprit ; et dans le Saint-Esprit, Il nous donne de voir sa Gloire. Mais pour garder la grâce, nous devons aimer nos ennemis et remercier Dieu de toutes nos afflictions (p. 297).
Le Seigneur a appelé une âme pécheresse au repentir, et cette âme s’est tournée vers le Seigneur qui la reçut avec miséricorde, et Il se montra à elle. Le Seigneur est tellement miséricordieux, humble et doux. À cause de son immense bonté, Il ne s’est pas souvenu des péchés de cette âme, et elle L’a aimé jusqu’à la fin. Elle s’élance vers Lui comme, de son étroite cage, l’oiseau s’envole vers les bosquets verdoyants (pp. 297-298).
Pour vivre, notre corps a besoin chaque jour de nourriture et d’air. Pour notre âme, nous avons besoin du Seigneur et de la grâce du Saint-Esprit, sans laquelle l’âme est morte. Comme le soleil réchauffe et vivifie les fleurs des champs qui se tournent vers lui, ainsi l’âme qui aime Dieu s’élance vers Lui et trouve sa béatitude en Lui ; et dans sa grande joie, elle veut que tous les hommes jouissent de ce même bonheur. Le Seigneur nous a créés afin qu’au Ciel nous demeurions éternellement avec Lui dans l’amour (p. 298).
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Prière de Saint Philarète de Moscou
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Seigneur, je ne sais quoi mendier auprès de Toi;
Toi seul sais ce qui m'est nécessaire.
Tu m'aimes
Plus que je ne sais moi-même comment T'aimer!
O Père, donne à Ton serviteur
Ce que je ne sais même pas comment Te demander.
Je n'ose Te demander ni une croix, ni une consolation;
Je me tiens seulement devant Toi,
Mon cœur ouvert à Toi.
Chaque soupir peut être une prière
L'Ancien Arsenie Papacioc
Qestion : Père, que conseillez-vous d’abord aux chrétiens qui désirent croître dans la vie spirituelle ?
Père ARSENIE : Je recommande de maintenir un état de joie intérieure profonde, jaillissant du cœur ; un état qui signifie la prière incessante. Un état de vraie joie : libéré des soucis de la vie, des difficultés sur le chemin de l’existence. Un état de joie en toutes circonstances. S’il y a de la tristesse (l’enfant du démon qui couve), c’est un état d’absence, de ténèbres. Si un homme ne meurt pas dans un état de vigilance, de gloire louable, toute la création souffre.
Trois paroles sur "Porter sa croix"
Saint Théophane le reclus
Première parole
« Pour moi, que jamais je ne me glorifie, sinon de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ »,dit le saint Apôtre Paul (Gal. 6, 14). Comment le saint Apôtre en est-il arrivé à une telle disposition qu’il ne voulait se glorifier de rien d’autre que de la croix du Christ ? La croix est assurément affliction, constriction, humiliation ; comment donc s’en glorifier ? Et pourtant l’Apôtre Paul s’en glorifie ; avec lui, bien sûr, se glorifiaient aussi tous les Apôtres, et après eux tous les autres porteurs de croix.